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Un peu d'histoire...

Été 1952, Place de Limal, 30° à l’ombre. Des gosses qui passent, ou plutôt tuent le temps sur la petite place, devant l’église, en ce temps poussières, aujourd’hui parking. Deux anciens Limalois dégustent une bonne gueuze à la terrasse du café du coin. Du haut de sa pipe et de son traditionnel air bourru, l’un dit : « Fauro fé on’sakwè po ces éfants-là ». L’autre liquidant sa gueuze qu’il aimait tant : « c’est on boune édée main kwè... ? Les okeper !». Le camp de Limal était né !

Photo d'époque de la Place de Limal

Le maïeur de l’époque encourage l’initiative. Rapidement, des bénévoles se rassemblent et agissent. Bal, fancy-fair, concours de couillon, souper, tombola… petit à petit l’argent rentre. Si bien qu’à l’été 1953, un premier camp est organisé dans un quartier limalois : le « Tienne du preux ». Des moniteurs amateurs y sont présents, les enfants sont envoyés au camp parfois forcés. On y mange bien, le goûter est copieux et au retour, les enfants réticents le matin sont impatients d’y retourner le lendemain.

Été 1954, même scénario avec beaucoup plus de participants et une équipe de bénévoles qui se renforce.

Été 1955, grand événement, le camp devient résidentiel et émigre en Ardennes, à Vencimont. Il se déroule alors sous de grandes tentes issues des stocks militaires américains et laissées à notre disposition par un obligeant instituteur de Wavre. Pour ceux qui s’en souvienne, quel calvaire au montage et démontage ! C’est lourd !

Petit à petit, le camp prend de l’importance, des annonces radios sont effectuées, de plus en plus de participants s’y inscrivent, le comité investit alors dans de nouvelles tentes parfaitement adaptées aux besoins qui avaient grandis. Ces tentes furent d’ailleurs, un matin, arrachées par un vent de tempête, des toiles déchirées, des tubulures tordues. La responsable des cuisines, dont le poids était pourtant respectable, s’accrocha à son logis et fut soulevée du sol "jusqu’à hauteur des arbres" : disait-elle, pour atterrir quand même une dizaine de mètres plus loin. Tour de force, les tentes furent réparées le jour même à l’usine de Bruxelles, remontées et occupées le soir même.

A cette époque, le camp est nomade, voici les différents sites :

Paliseul : presque le départ d’une nouvelle histoire. L’endroit était plaisant, les finances saines, et les appuis financiers solides. Ce fut l’aventure de la construction des chalets, toujours bien en place, complétés, réaménagés et parfaitement entretenus, que nous occupons aujourd’hui.

Photo de la construction du camp à Paliseul

En 1973, les chalets furent donc construits par les bénévoles (des hommes issus de métiers du bâtiment, des commerçants locaux, ouvriers, employés, cadres). Le travail ne manqua pas pendant les nombreux week-ends et périodes de congés. Ils réalisèrent la totalité des travaux (fondations, eau, électricité,…).

Photo de la construction du camp à Paliseul

Année après année, les installations se complètent, une réserve, un atelier, perfectionnement des sanitaires (qui n’étaient à la base qu’une feuillée et un tuyau d’arrosage). Les bénévoles ne manquent pas de courage afin de récolter des fonds et de mettre en place un endroit vraiment accueillant et agréable à vivre.

Photo de la construction du camp à Paliseul

Le camp se déroule depuis lors dans ces installations qui ne cessent d’être rénovées, améliorées encore à l’heure actuelle. En 95 – 96, il a fallu rénover les toitures des chalets. Depuis, l’association a fait l’acquisition de nouveaux lits et matelas pour le confort des enfants. Le dernier projet est l’agrandissement et le renouvellement de la cuisine : le chantier est toujours en cours et devrait être terminé pour l’été 2009.

Photo récente des 7 chalets

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Lucas Moors